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10 Juillet 2013

Testament en concert, c’est un plaisir. On est heureux de voir Chuck Billy en pleine forme, surtout lorsque l’on s’est informé de ses récents problèmes de santé. On est heureux d’entendre Practice What You Preach, 3 Days In Darkness ou encore The New Order (et Souls Of Black, non ? Ah ben non, celle-là ils ne la jouent quasiment jamais. F**te.) Et puis l’intro de True American Hate, ça sonne ! Et le backdrop, reprenant le visuel du dernier album, Dark Roots Of Earth, est très beau. Mais voilà. On ne peut s’empêcher de penser que Testament est une très belle machine thrash qui a accueilli de très grands en son sein (Gene Hoglan, James Murphy, Steve DiGiorgio, Alex Skolnick... excusez du peu !), une très belle machine puissante et précise, il ne lui a en pas moins toujours manqué quelques titres marquants pour la vie entière, je veux dire tubes définitifs, des hymnes cosmiques, For Whom The Bell Tolls, 'voyez ce que je veux dire ? Et malgré l’énergie déployée, qui est avant tout probité de la part de groupe, on ne se moque pas du monde, oui mais voilà, il lui a toujours manqué aussi ce petit grain de folie, ce zeste de vraie colère, cette envie de tout arracher, cette idée d’en vouloir à la terre entière, qui fait la force d’un Kreator par exemple.
Alors on salue la performance et on est bien content mais quand le concert se termine, on passe tranquillement à la suite. Voilà.
F**te : flûte, bien sûr.

Celle-là vient du site Rock et BD.