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24 Juillet 2013

Accept, c’est un secousse sismique, un ouragan, une volée de bois vert, la distribution des claques. Et tout ça tout du long de ces cinquante minutes de concert. Cinquante minutes, c’est bien peu. Cinquante minutes, c’est bien assez pour donner envie de revoir le groupe en tête d’affiche.
Car en cinquante minutes, refrain connu, il faut aller à l’essentiel : on ressort la grosse collection de hits mais on n’oublie pas le répertoire plus récent puisque les deux derniers albums du groupe sont représentés par deux titres chacun, c’est dire s’ils croient en leur nouvelle carrière, les Accept.
Et ils ont bien raison car le public les accueille, le public les soutient, le public participe et combien de milliers de personnes qui reprennent la fameuse Lettre à Elise jaillissant au milieu du massif Metal Heart ? et combien sont-ils encore à assurer tous les chœurs qui ponctuent l’immense Balls To Wall ? Et public applaudit Mark Tornillo, qui une fois de plus assure ses parties vocales avec un professionnalisme sans faille. Et Wolf Hoffman sourit. C'est qu'il savoure, le Wolf ! Car il n'était pas gagné ce retour aux affaires, surtout sans le mythique grognard Udo Dirkschneider... Mais le succès est là, il se confirme, deux albums déjà et des concerts furieux avec un public complètement remonté, à chaque fois, celle-ci comprise. Au passage, on ne dira jamais assez quel guitariste extraordinaire de technique et d’agressivité est Wolf Hoffman. C'est impressionnant, vraiment. Et cette joie qu'il met dans son jeu ! Et son vieux compère Peter Baltes, à la basse, est à la fête lui aussi.
Et puisqu'on parle de fête, saluons l'inimitable Phil Anselmo, venu aider à clore les hostilités en massacrant Fast As A Shark avec tellement d’entrain qu’on ne peut pas lui en tenir rigueur et il sera lui aussi ovationné parce que tout ça passe à l’énergie et que c'est aussi comme ça que ça marche. Non mais.
Mention spéciale à Stalingrad, le titre, qui passe vraiment très bien en live.
Un concert costaud dont on ressort avec un goût de trop peu !

Photo de Fabrice Elsner, tirée du site 20 minutes.