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Ibuso Metallistic

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HellFest 2013 : Amorphis

Ce qui n'est pas bien dans les gros festivals, c'est quand il y a plusieurs groupes que l'on veut voir qui jouent en même temps. La gestion du running order tient ainsi parfois du drame existentiel cosmique. Mais ce qui est bien quand on y va à plusieurs, c'est qu'il y a toujours quelqu'un pour aller jeter une oreille là où ça en vaut la peine.

Amorphis, donc.

Que dire ?

Amorphis est un groupe méritant, qui s'est engagé dans une voie originale, traçant sa propre route sans trop s'occuper des modes jusqu'à devenir lui-même, par ses seuls efforts, une référence.

Malheureusement, j'incline à penser que quelque chose s'est perdu suite au départ de Pasi Koskinen, un côté un peu râpeux, une sensibilité à fleur de peau, que la beauté de la musique recouvrait à peine.

Avec l'arrivée au micro de Tomi Joutsen, au registre plus solidement posé, le groupe a gagné en précision ce qu'il a peut-être perdu en spontanéité. La maîtrise au détriment du rock. Ce qui fait que les albums, toujours très beaux, ne sont pas toujours très marquants finalement. Voir par exemple la chronique de Jérôme, ici.

Bon, on bavarde, on bavarde et finalement, c'est causer concert qui justifie cet article.

Donc ce jour, Amorphis délivre un beau concert, à l’exécution précise et appliquée. Tomi Joutsen se donne bien du mal pour faire vivre ces morceaux, leur insuffler de l’émotion et de la chair aussi. Impression étrange lorsque l'on se rend compte que finalement Amorphis emprunte un bon paquet des codes en vigueur dans le metal, l'air de ne pas y toucher. Ceci peut-être explique en partie le succès de la formule. A noter que le concert dure peu, ah ces horaires de l'après-midi...! Le groupe n'en joue pas moins fièrement la carte du dernier album, Circle, avec pas moins de quatre titres. C'est bien, on ne peut que saluer. Deux titres du très beau SkyForger aussi, dont l'incontournable Silver Bride et un seul titre de l'ère pré-Joutsen, ce Into Hiding issu de l'antédiluvien Tales From The Thousand Lakes.

Au final, une impression mitigée : certains auront regretté le côté un peu appliqué de l'ensemble, comme s'il fallait contenir les émotions pour exécuter cette musique, ce qui lui fait perdre du souffle ; d'autres auront vu un très beau concert et c'est peut-être là, sans aller chercher plus loin, l'essentiel.

Encore une photo piquée ici : les blog Hard Force : Leonor Ananke

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