Mortician - Chainsaw Dismemberment - 1998 - Relapse records.
Au cinema, Tavernier nous raconte que dans tout film, il y a toujours un plan à sauver. C'est certainement vrai, en tout cas c'est le programme appliqué par Ibuse, qu'il soit ici ou d'ailleurs.
Dans le cas présent, c'est plus fort : le seul plan à retenir de cet album, c'est une photo. Les musiciens. Parmi eux, Roger J.Beaujard, toujours magnifique, mais surtoutn surtout, ya Will Rahmer qui tient un flingo.
Le monde entier tient sa guitare fièrement, lui c'est un scié deux coups à dispersion large. Un truc qui arrête net les éléphants qui courent sur les routes du Texas. Normal, dans ces coins-là, on s'équipe.
Aucune originalité dans le fond de commerce du découpeur à chaîne qui collectionne les morts. Le cinéma a sûrement tout dit là-dessus. L'Amérique qui fait de l'entertainment un cirque, en fait de même avec le métal : Chainsaw ne surprend pas. Musicalement, le roulement de batterie continu et la voix inaudible ne sont qu'une logique poussée à bloc, et là nos amis font bien. Il faut l'avoir aussi pour ça. Un suffit : à 22 euros pièce, je m'étais arrêté. Et ce genre de pièces, on la montre aux amis, on écoute 2 mn, tout est dit, et on passe à des tubes à la Cannibal Corpse, plus conviviaux.
Mais la photo : j'ouvre l'album uniquement pour ce moment : Will Rahmer et son flingo !